Maitreya, Buddha du futur

Numéro d’inventaire : 74.2.1 (achat)
Date de création : Période Tang (618 – 907)
Lieu de création : Chine
Matière et technique : Calcaire, taille directe
Dimensions (H x L x P) : 44 x 23 x 22 cm

Les premières images du bouddhisme sont acheminées à travers les oasis d’Asie centrale jusqu’en Chine du Nord où cette doctrine d’origine indienne se mêle au début de notre ère au taoïsme fortement ancré dans la tradition des Han. A partir du Ve siècle, la représentation chinoise de Buddha, au terme d’une série d’assimilations, acquiert progressivement son indépendance.

Au cours de la période des Sui (581-618) et des Tang (618-907), les représentations de bodhisattva – être promis à l’éveil, princes héritiers du Buddha – illustrent un intérêt pour une approche réaliste des corps dont le modelé est souvent mis en valeur par la nudité du buste. Cette sculpture dont il manque la tête et la main droite est caractéristique de cette période qui affectionne les lourdes parures, les chaînettes perlées retenues à la taille par de larges ceintures, les drapés aux lignes arrondies recouvrant le socle de la statue. Elle figure Maitreya, le Buddha du futur qui doit succéder au Buddha historique. Ce bodhisattva, particulièrement vénéré sous les Wei du Nord (386-534), commence à être supplanté à partir du VIIe siècle par Avalokitesvara, qui personnifie la miséricorde et la compassion, souvent représenté en Chine sous la forme féminine de Guanyin.

(d’après Violette Fris-Larrouy, Les collections du musée Georges-Labit, 1997)